Coronavirus : seul 1 Flamand sur 3 encore motivé à respecter les mesures

 27/08/20

Nouvelles

 COVID-19

Depuis mars 2020, l’Université de Gand mène une large enquête (en ligne) sur la société et la motivation de la population à (continuer à) respecter les mesures liées au coronavirus.

Cette enquête a eu lieu selon diverses phases, et selon autant d’approches. La dernière phase, qui s’est déroulée entre le 19 et le 26 mai, visait à sonder à quel point les mesures mettent à l’épreuve notre bien-être mental, social et physique après trois mois d’efforts.

RESULTATS

Il ressort des résultats de cette enquête que seul 1 Flamand sur 3 est encore motivé à respecter scrupuleusement les mesures liées au coronavirus. En mars 2020, 8 Flamands sur 10 étaient enclins à respecter les mesures, mais ce chiffre est passé à 7 sur 10 à la mi-juillet.

D’après Maarten Vansteenkiste, professeur de psychologie de la motivation à l’Université de Gand, les autorités essuient un échec lorsqu’il s’agit de proposer des perspectives et de poser des objectifs concrets. La population a besoin d’objectifs afin de maintenir une motivation sur le long terme. Ainsi, les autorités pourraient communiquer un objectif à atteindre de moins de 50 hospitalisations par jour, par exemple. Et l’associer à une date limite claire (trois semaines, par exemple).

La motivation qui régnait au début de la période de lockdown s’est transformée en contrainte. Le respect sur le long terme de mesures qui rognent sur nos libertés est de plus en plus considéré comme une obligation afin d’éviter les critiques d’autrui ou une amende.

L’enquête révèle que seuls 45 pour cent de la population se tiennent à la bulle de cinq personnes (à propos de laquelle la communication a été peu claire dans les médias). Cela a un lien direct avec la disparition de cette motivation. Cette tendance à la baisse se retrouve dans toutes les catégories d’âge, et donc pas uniquement chez les jeunes.

Maarten Vansteenkiste évoque également « l’effet rebond » en lien avec les assouplissements. Lorsque notre autonomie est limitée, certains estiment qu’ils peuvent davantage profiter de leur liberté en cas de mesures plus strictes.

Certaines mesures des autorités demandent trop d’énergie chez le citoyen, ce qui provoque la réaction inverse. Le port obligatoire du masque en est un exemple. Obliger le citoyen à porter le masque pour aller promener le chien dans les bois, c’est une mesure qui manque sa cible et qui demande un effort qui n’apporte rien.

INNI Rédaction

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